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Ahmed Abba depuis la prison,  lauréat du prix de la liberté de la presse 

Ahmed Abba a reçu le prix de la liberté de la presse de la part du Comité de protection des journalistes. L’organisation américaine a distingué quatre journalistes dans le monde : une Mexicaine qui travaille sur les liens entre le parti au pouvoir et le crime organisé, une Yéménite exilée en Suède qui dénonce les violations des droits de l’homme dans son pays, un reporter thaïlandais et le correspondant de RFI en langue haoussa au Cameroun.

Ahmed Abba est maintenant détenu depuis presque deux ans. Il avait été arrêté dans l’extrême-nord du Cameroun. Depuis, il a été condamné à dix ans de prison pour blanchiment du produit d’un acte terroriste et il attend aujourd’hui son procès en appel et a pour l’instant été condamné simplement pour avoir fait son travail de journaliste.

« Ahmed Abba faisait un reportage sur Boko Haram. Il a parlé a tout le monde, il était connu de tout le monde, il a travaillé là pendant une dizaine d’années. C’était vraiment un des journalistes les plus respectés de la région et pour lui, ce sont des charges de terrorisme qui font qu’il reste aujourd’hui en prison à Yaoundé, explique Kerry Paterson du Comite de protection des journalistes. En ce moment, huit journalistes sont emprisonnés au Cameroun, c’est un pays où la situation est vraiment en train de se détériorer. Il y avait seulement un journaliste en prison l’an dernier, c’était Ahmed Abba. Maintenant, on voit que les choses sont de pire en pire. »

Outre Ahmed Abba, trois autres journalistes ont reçu le prix de la liberté de la presse décerné par le Comité de protection des journalistes : une Mexicaine qui travaille sur les liens entre le parti au pouvoir et le crime organisé, une Yéménite exilée en Suède qui dénonce les violations des droits de l’homme dans son pays ainsi qu’un reporter thaïlandais