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Communique de presse de 2A.DEP.PF relatif aux évènements en cours au Togo

Depuis le 19 août 2017, une frange de la population togolaise a fait de la rue leur canal d’expression et leur mode de pression pour exiger du pouvoir la mise en œuvre des réformes politiques. Le Chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé, qui est à l’écoute de sa population, a fait une ouverture en  prenant  en conseil des ministres un décret de  projet de loi portant sur la révision de trois articles de la constitution, ceci pour répondre aux préoccupations exprimées par l’opposition et ses militants.

Nonobstant, cette volonté exprimée par le Président de la République, la coalition de l’opposition ne veut pas entendre raison et continue d’occuper les rues. Le comble a été la marche du 5 octobre  baptisée « marche de la colère » où certains  manifestants ont délibérément quitté le lieu de départ initialement prévu pour aller dresser des barricades dans certains quartiers de la ville de Lomé.  Ceux-ci se sont  livrés aux actes de  violences, aux agressions physiques  sur des personnes et des biens privés. Des passants ont  été empêchés de vaquer librement à leurs occupations en les menaçant  à se joindre à leur mouvement. Cette dictature de la pensée unique est inadmissible et ne saurait être tolérée. L’Association d’Appui à la Diffusion et à l’Enseignement du Projet du Président Faure (2A. DEP. PF), condamne avec la dernière rigueur ces actes et agissements barbares, inciviques  et surannés, contraire aux principes démocratiques.

Pendant que l’opinion nationale et internationale soutiennent le projet de referendum et invite le gouvernement, à fixer le plus tôt possible la date  pour régler définitivement cette lancinante question des réformes politiques au Togo, et malgré la suspension provisoire des manifestations pacifiques, publiques en semaine, par le gouvernement,  la coalition de l’opposition est dans une logique de provocation et de défiance à l’autorité de l’Etat et  appelle encore ses militants à marcher  le 18 sur le palais des Congrès siège du parlement et le 19 octobre 2017 sur la BIDC, siège de la CEDEAO pour les mêmes revendications qui sont d’ailleurs en passent d’être résolues.

Le comble est que les fédérations  des syndicats  des enseignants et autres veulent eux aussi rentrer dans la danse. Au total 8 fédérations des syndicats des enseignants à savoir la CSET, la FESEN,  la FENASYET,  la FESET, l’USET, la FETREN – UNSIT et la FE/ CNTT à décider d’entrer en grève de 48 heures presqu’à la même date que la marche de la coalition de l’opposition politique.

L’Association d’Appui à la Diffusion et à l’Enseignement du Projet du Président Faure (2A. DEP. PF), constate avec amertume qu’en dépit des efforts entrepris par le  gouvernement pour mettre les enseignants dans de bonnes conditions de travail et de vie, ceux-ci continuent par lancer des grèves intempestives et sauvages.  Le nouveau statut particulier des enseignants est une preuve suffisante que la question des enseignants est  le premier souci du Chef de l’Etat et du gouvernement.  Ainsi vouloir aller en grève à la même date que les manifestations de l’opposition voudrait signifier que ce sont des revendications purement politiques et non syndicales.

Elle fustige par ailleurs, la composition du Front Togo Débout qui comporte à son sein le Syndicat National des Praticiens et Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) qui est un syndicat et  loin d’être une société civile, ce front est plutôt une aile marchande des partis politiques de l’opposition. En voulant marcher pour demander la libération du Dr Sama Kossi, le Secrétaire Général du PNP arrêté en pleine manifestation politique, le 20 août, le SYNPHOT sort du cadre syndical pour devenir un mouvement politique de l’opposition. C’est pourquoi, l’Association d’Appui à la Diffusion et à l’Enseignement du Projet du Président Faure (2A. DEP. PF), dénonce cette politisation à outrance des syndicats qui tendent à assimiler leur revendications syndicales aux revendications politiques.

L’Association d’Appui à la Diffusion et à l’Enseignement du Projet du Président Faure (2A. DEP. PF), appelle toutes les fédérations des syndicats de l’enseignement à renoncer à la grève et  à privilégier  le dialogue et  la négociation, seules voies susceptibles de trouver   des solutions idoines  à leurs revendications. Car, en voulant faire grève pendant les jours de manifestation de l’opposition, le risque de faire sortir les enfants est grand et  c’est en cela que la  2A. DEP. PF, redoute le scénario de 2013, où deux élèves ont trouvé la mort à Dapaong. Elle invite la classe politique de l’opposition à prendre de la hauteur en évitant d’engager un bras de fer avec le gouvernement et surtout d’utiliser la  violence comme moyen d’expression et de solution à leurs revendications politiques.

Pour finir, elle salue l’élection de certains membres de la CENI et demande aux leaders des formations politiques parlementaires de revoir leur position en envoyant leurs membres  à la CENI pour enfin aller au référendum, seule voie salvatrice pour notre pays.

 

                                                                                                    Fait à Lomé le 16 octobre 2017

                                                                                                      Le Président de 2A. DEP. PF