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Côte d’Ivoire, attention aux bruits de bottes: Voici comment Ouattara est assis sur une poudrière

  L’année 2017  semblait se présenter de la plus belle des manières pour le pays de l’éléphant qui a bouclé 2016, avec le meilleur taux de croissance économique en Afrique avec 8%. Malheureusement, à peine la joie et la ferveur du nouvel an est passé que l’inquiétude et le désarroi ont pris place et rappellent étrangement les moments les plus sombres de l’histoire de la Côte d’Ivoire avec le retour des bruits des bottes qui inquiètent le sommet de l’Etat.  

Comme un château de cartes, la joie des ivoiriens s’est effondrée avec  les événements sociopolitiques qui vit la Côte d’Ivoire en ce début d’année. Des mutineries se signalent chaque jour et partout dans le pays de l’éléphant avec leurs kyrielles  de revendications ou plutôt, de partage du gâteau.

Les faiseurs du roi revendiquent leur part du gâteau au roi, et comme cela se passe pour la majeure partie des cas, le faiseur du roi a toujours tendance à faire la surenchère, les mutins vont de revendication et revendication.

La locomotive économique de l’Afrique de l’Ouest fait depuis le début de cette année 2017, face à un ensemble de problèmes qui font craindre le pire pour ce pays qui, pendant longtemps était considéré comme un havre de paix en Afrique. Mutineries à répétition des ex-combattants, des policiers et militaires réguliers, grève des fonctionnaires, tensions dans la filière café-cacao qui connait la chute des prix sur le marché international. Comme une incendie qui se déclenche à chaque fois qu’un foyer est maitrisé, les autorités ivoiriennes font face à un autre problème une fois que solution est trouvée à l’autre.

Les choses semblent mal commencer pour ‘’la Troisième République’’ voulue et obtenue par Alassane Ouattara et son second mandat. Les choses s’enchainent et il faut craindre le pire.

L’inquiétude, la peur et la crainte d’un push sont plus que jamais grands au sommet de l’Etat ivoirien au point que, l’un des soutiens majeurs de la France-Afrique qui se trouve être Alassane Ouattara a dû briller par son absence remarquée et remarquable au sommet ‘’France-Afrique’’ de Bamako. Car, les forces du mal semblent s’emparer de l’âme de la Côte d’Ivoire en ce début d’année pour rester dans le même sillage que le journaliste et chroniqueur, Antoine Glaser qui disait lors d’un de ses passages sur de France24, « Tout se passe comme si la mutinerie partie de Bouaké, la semaine dernière, avait libéré des forces du mal qui ont pris possession de l’âme du pays, sans que personne ne puisse être en mesure de les arrêter ». Pour avoir cédé aux chantages des soldats mutins, le président ivoirien s’est mis la corde au coup et aura du mal à s’en défaire. Car ne dit-on pas que l’envie vient en mangeant ? Les mutins ayant eu satisfaction à leur toute première revendication, seront désormais insatiables  dans leurs revendications surtout qu’ils étaient  au centre de l’arrivée au pouvoir de Ouattara. Comme dira l’autre, ‘’celui qui te fait monter dans l’arbre, sait comment te faire descendre’’. D’ailleurs, le devoir moral oblique Alassane Ouattara à satisfaire les désidératas de ces mutins qui l’ont aidé à bouter hors, Laurent Gbagbo afin de venir au pouvoir.

Vus sous un autre angle, l’on pourra lier cette situation au froid qui semble s’installer depuis un moment entre Alassane Ouattara et son allier circonstanciel, Guillaume SORO quand on sait que l’ex-chef rebelle a toujours la main mise sur ses hommes. Puisque,  depuis que l’idée de créer le poste de vice président, qui devient la seconde personnalité du pays au détriment du président de l’Assemblée nationale qu’occupe SORO. Ceci est vu comme une manière d’écarter SORO qui ne peut plus prétendre remplacer le chef de l’Etat en cas de vacance du pouvoir comme ce fut le cas en 1994 après la mort de Houphouet Boigny. Ces mutineries seraient donc un message de SORO à l’endroit de son allier d’infortune pour lui rappeler à l’ordre. Le message semble vite compris car au lendemain des premières mutineries, celui qui n’était plus pressenti pour reprendre la présidence de l’Assemblée nationale, a été plébiscité à ce poste. D’ailleurs l’homme a brillé depuis le début de situation par son mutisme.

 

JCB