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Dédicace du recueil « ouvrir les portes d’un nouveau jour »

Un nouveau recueil vient allonger la liste déjà longue de la production littéraire togolaise. Le recueil de poème intitulé « ouvrir les portes d’un nouveau jour»  compte 97 pages, imprimé sur un fond de papyrus est le fruit des encres coulées au bout des plumes du jeune Emmanuel GNAGNON, doctorant en littérature africaine au département des lettres modernes de l’université de Lomé.

La dédicace officielle de l’ouvrage a été effectuée le mercredi 25 Mai dernier sur le campus de Lomé. Etudiants des lettres et d’autres département et facultés ainsi que des professeurs ont assisté à la cérémonie présidée par M. MOUMOUNI, chef de département des lettres. Dans son discours d’introduction ce dernier a invité les jeunes apprenant, surtout ceux de la littérature à suivre le pas de l’élu du jour et « être un idéal, un exemple pour les autres étudiants».

L’ouvrage, qui a pris une douzaine d’année au  poète retrace la vie socio-politique et religieuse dans le monde contemporain. Entre mysticisme et hermétisme, son écriture parait comme un autre discours pour tenter de dessiller la vision de l’homme sur l’homme et son monde. Clamer les guerres de religions, les contours et pratiques que l’homme se donne et donne au nom des différentes religions n’ont pas fait que couler de l’encre sur des papiers mais l’auteur y peint aussi sa vision singulière de la chose qu’il juge assez normale et juste selon sa connaissance de Dieu. Il fut surtout marqué par les événements tragiques survenus en 2005 au lendemain du décès du feu Eyadema GNASSINGBE. Sa conception du monde après avoir parcouru les pages des livres saints de la bible et du coran l’amène à condamner certaines pratiques d’adoration, car selon lui, « si ces pratiques doivent poser un problème pour accéder au royaume céleste, tous les hommes ne seraient pas sauvés. »

Jean Emmanuel GNAGNON ne partage pas la division idéologique que les hommes se font de Dieu. De boko Haram aux autres groupes islamistes, invoquer le nom d’Allah pour s’en prendre à des innocents est une insulte vis-à-vis de l’amour du créateur. La multiplication des églises qui poussent comme de faux champions aussi sont entre révélateurs des sens de l’auteur. Piller les biens des fidèles pour se satisfaire est source de déchristianisation, elle amènerait les fidèles qui voudront ajouter l’intellect à la religion à vider les salles d’église les dimanches matin à force de remplir les poches d’un ministre de dieu.

L’œuvre est conseillé aux amoureux de la lecture et au grand public. Il est  déjà sur le marché à un prix très abordable. Lisez et vous m’en direz des nouvelles.