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FNFI : 700 000 bénéficiaires pour un montant de 25.5 milliards de fCFA

Le fonds national de la finance inclusive (FNFI) lancé le 25 janvier 2014 pour lutter contre l’exclusion financière au Togo dresse le bilan des activités réalisées depuis sa mise en place. Elle était face à la presse ce mercredi matin à Lomé pour échanger sur son fonctionnement et l’évolution de ses activités. Des résultats satisfaisants selon les premiers responsables de FNFI mais beaucoup d’efforts restes à faire pour les années à venir.

En tout quatre (4) points on été abordé au cours de cette rencontre. Il s’agit du fonctionnement, la présentation des produits, la question des remboursements avec les difficultés et les ressources mobilisées.

Le fonctionnement et le mode opératoire de FNFI sont basés sur le « faire-faire » avec les prestataires de services financiers (PSF). En tout 26 institutions financières sont liées par ce partenariat s’occupent de la formation des bénéficiaires. Sur le terrain, ces institutions de microfinances, financent trois produits traditionnels de FNFI mais aussi des produits spéciaux. Il s’agit de l’APSEF, l’AGRISEF et de l’AJISEF. Ces trois produits on permit de toucher 700 000 personnes pour un montant total de 25.5 milliards de f CFA. Pour le compte 2014 et 2015, les prestataires de services financiers ont remboursé presque 100% les fonds mise à leur disposition par la FNFI alors que le taux moyen  de remboursement des  bénéficiaires chez les PSF est de 90%. D’ores et déjà, le FNFI réinjecte dans le circuit de nouveaux crédits obtenu à partir des remboursements grâce au système de revolving.

Même si certaines institutions financières présentent des résultats encourageant en l’occurrence COOPEC-SIFA 100%, U-CMECS 99%, COOPEC-ILEMA 99%, ECHOPPE-TOGO 97%, COOPEC-AD 97%… , les performances des autres comme FECECAV 49%, UMECTO 61%, MEC-D 68%…laissent à désirer du fait du taux faible de remboursement de leur clients. Une situation redevable non seulement aux aléas climatiques qui agit sur les bénéficiaires surtout du produit AGRISEF mais aussi la mauvaise foi de certains bénéficiaires et la mauvaise perception des crédits FNFI due à la désinformation chez d’autres. Une situation difficile qui exige beaucoup d’effort en matière de sensibilisation et l’appui des médias pour y remédier selon Yves Gnamba DG FNFI. «Le remboursement se passe globalement bien mais la situation est mitigée. Nous aurons à éduquer et surtout sensibiliser d’avantage les bénéficiaires pour les mettre dans les dispositions pour utiliser les nouvelles techniques de l’information» a-t-il  expliqué.

Face à cette situation, le FNFI prévoit pour 2017 l’intensification et la consolidation de l’inclusion financière avec certains nouveaux chantiers comme l’éducation financière des bénéficiaires, la consolidation de l’assurance FNFI surtout avec la couverture santé.

                                                                                                                                                                         Kevin