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Interview de KATANGA Tchakpala, président du MSF

« Le MSF  dresse un bilan très positif  de la première année du troisième mandat du chef de l’Etat Faure Gnassingbé »

Soutenir le chef de l’Etat et ses actions, tel est l’objectif du Mouvement de Soutien à Faure (MSF), un mouvement qui a milité pour la création du parti UNIR et la réélection du chef de l’Etat Faure Gnassingbé le 25 Avril 2015. Un an après la réélection de Faure Gnassingbé pour son troisième mandat, le Président du MSFKATANGA Tchakpala dans cette interview exclusive, fait le bilan de la première année du troisième mandat de Faure Gnassingbé, parle des élections locales ainsi que des élections aux Bénin et au Congo

Président bonjour ! Dites-nous comment se porte le MSF?

Le MSF se porte très bien et comme vous le savez, le MSF est un mouvement apolitique qui se réserve le droit de réagir sur les sujets qu’il trouve importants. En fait réagir, ce n’est pas seulement sur les médias. Il y a des sujets sur lesquels nous préférons réagir dans les couloirs sans bruits ni trompètes.

Monsieur le président, votre mouvement a soutenu la candidature de Faure Gnassingbé lors de la dernière présidentielle. Un an après sa réélection pour son troisième mandat, quel bilan fêtes-vous au MSF ?

Nous portons une analyse largement positive de ce mandat parce qu’on se rend compte que le chef de l’Etat est un visionnaire car déjà à son premier mandat, il avait lancé les 20+ de Faure, on se rend compte qu’il n’est pas sortie de cette promesse d’améliorer les conditions de vie et de travail des concitoyens et c’est dans cette logique que les choses se font. Prioritairement l’accent est mis sur la paix, l’unité nationale et la sécurité. Sans paix, on ne peut rien faire et le chef de l’Etat s’atèle à renforcer cette paix et l’unité nationale. Vous savez, dans ce pays il y a un grand malaise dont personne n’ose en parler. Mais nous au MSF, nous osons en parler parce que c’est un problème réel. Il s’agit du clivage nord-sud. Le  chef de l’Etat s’efforce chaque jour pour l’unité nationale mais nous pensons que sans monter les uns contre les autres, il faut faire comprendre aux togolais qu’il y a ce problème nord-sud qui mine notre pays. Les sensibiliser sur le fait que nous sommes appelés à vivre ensemble et que si dans un groupe des gens du nord quelqu’un attaque ceux du sud, que ses camarades du nord puissent lui dire que ce qu’il dit n’est normal et qu’il en soit de même quand c’est un homme du sud qui en fait de même. Nous estimons que le chef de l’Etat  seul ne peut rien si nous ne lui soutenons pas dans ce combat. Depuis ce mandat, le gouvernement met l’accent sur la gestion axée sur les résultats à travers des budgets programme avec une gouvernance de plus en plus proche de la population. Le MSF dresse un bilan très positif  de cette première année du troisième mandat du chef de l’Etat Faure Gnassingbé. Mais nous pensons que l’Assemblée Nationale ne joue pas suffisamment son rôle de contrôle et de veille. Il faut que les représentants du peuple interpellent les ministres sur la gestion des fonds alloués à leur département.

Que proposez –vous au MSF pour éradiquer ce fléau qui mine la société togolaise ?

Comme je viens de le dire, il faut sensibiliser, éduquer et former les gens sur ce problème et il faut que déjà à l’école, l’enfant soit éduqué à combattre ce problème et à adopter un comportement citoyen pour qu’on en sorte de problème.

Ce troisième mandant du chef de l’Etat est placé sous le signe ‘’de mandat social’’. Est-ce que sur le plan le MSF est aussi satisfait ?

Nous disons oui parce qu’un mandat ce n’est pas sur un an et il y actuellement des choses qui se font sur le plan. Regardez la finance inclusive, c’est du social. Le projet qui prend en compte les régions de la Kara et des Savanes où cinq mille Francs sont donnés gracieusement aux femmes enceintes nécessiteuses par mois, la CARMA, les infrastructures, l’électrification des dispensaires ruraux à travers les panneaux solaires, le recrutement des agents de santé,… ce sont du social. C’est vrai que tout n’est pas fait à cent pour cent mais nous estimons que d’ici la fin du mandat beaucoup sera fait et ce faisant nous auront fait un bon choix en soutenant le président Faure.

Président, qui parle du social, parle du développement à la base et qui parle du développement à la base parle de la gouvernance locale et de la décentralisation. Aujourd’hui, la dernière élection locale au Togo date de 29 ans. Que pensez de grand retard que le Togo accuse dans l’organisation des locales ?

Nous au MSF, nous avons sur ce sujet un point de vue qui n’engage que nous. J’ai envie de dire que si l’organisation des élections locales au Togo tarde, le tort revient à l’opposition. Aujourd’hui,  la réflexion va dans le sens de comment faire pour maximiser les actions avec peu de moyens. Je vous ai parlé tout à l’heure de la gestion axée sur les résultats. Pourquoi l’opposition ne peut pas proposer que les élections soient jumelées afin d’économiser en temps et en moyens financiers. Imaginez-vous que s’il faut organiser les locales, après les législatives, ensuite la présidentielles, chaque année le Togo ira aux élections. Il y a des pas qui sont entrain d’être posés et la dernière fois le chef de l’Etat  a rencontré les chefs canton pour leur parler de la décentralisation. Il y a trois éléments essentiels en décentralisation à prendre en compte sinon elle sera bâclée: il faut que les communautés puissent mobiliser les ressources ;  il faut les ressources humaines et une autonomie financières des communautés. Tous ces éléments doivent être réunis avant d’aller aux locales mais nous demandons au gouvernement d’aller un peu plus vite afin que la décentralisation soit effective pour soulager le pouvoir central.

Ne pensez-vous pas que le vrai interlocuteur du chef de l’Etat sur la décentralisation est plutôt l’opposition et non les chefs canton comme le dit l’opposition surtout que celle-ci organise chaque fin de semaine des meetings pour exiger les locales?

L’opposition n’a pas de règle à dicter à un chef d’Etat qui a son agenda et il serait même souhaitable qu’en dehors de ce volet de décentralisation, le chef de l’Etat ait des rencontres périodiques avec les chefs canton qui sont les garants des us et coutume et représentants du peuple à la base. Si l’opposition a des propositions à faire, libre à elle, mais que le chef de l’Etat discute avec les chefs canton pour les sensibiliser, les préparer et les faire comprendre ce que c’est que la décentralisation, le chef de l’Etat n’a pas à discuter d’abord avec l’opposition.

Au  plan international, la dernière élection présidentielle confirme le Bénin comme un modèle de démocratie. Que retenez-vous de la dernière présidentielle au Bénin voisin du Togo ?

J’ai noté une opposition responsable car avant même la proclamation des résultats, le candidat perdant, a appelé son adversaire pour le féliciter or au Togo, l’opposition n’a jamais reconnu les résultats issus des urnes. On ne reconnait jamais les résultats tant que ce ne sont pas eux qui gagnent. Voilà ce qui fait qu’on pense que le Togo n’est pas un modèle de démocratie. Le second aspect positif que je note de cette élection est le caractère non violent de ce processus électoral. C’est vrai qu’on a craint le pire mais heureusement rien ne c’est passé.

Pendant que le pire est évité au Bénin, on le redoute encore au Congo ?

Nous disons qu’il faut laisser le peuple décider. Il ne revient pas à l’occident de dire tel nombre de mandat est suffisant ou non. Quand on nous dit que la démocratie c’est l’alternance, vous savez que la démocratie n’est pas née dans les années 20ème sicle. La démocratie est la plus vieille des stratégies politique et dans aucun dictionnaire il n’est dit que la démocratie c’est l’alternance au pouvoir mais la démocratie est définie comme le pouvoir du peuple par le peuple.

 

Interview réalisée par JC BAKALI