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La Côte d’Ivoire, en état d’alerte avant dimanche

Dure, dure d’être en Côte d’Ivoire à 72 heures des législatives de dimanche prochain. Plus, l’on s’approche de la date du 18 décembre et la tension monte d’un cran en Côte d’Ivoire surtout dans les grandes villes du pays, a constaté l’envoyé spécial de Togoenmarche.com sur place.

S’il est vrai que depuis la crise poste électorale de 2010, le pays a connu pas mal de consultations électorales,  les législatifs de dimanche revêtent un caractère spécial surtout avec un engouement particulier largement visible avec le grand nombre de candidats et les divisions intestines des partis.

Pour ces législatives, on enregistre un nombre record de candidatures, près de 1300 candidats  dont 630 indépendants, en lice pour les 255 sièges que compte l’Assemblée Nationale ivoirienne. La particularité et la complexité du scrutin de dimanche est relative au mode scrutin à un tour de ce vote. Le candidat arrivé donc en tête à l’issue du vote de dimanche prochain, remporte le siège quelque soit le pourcentage des suffrages obtenu.

La forte participation de l’opposition à ce rendez-vous, contrairement à celui de 2011, met encore plus de piment dans ce scrutin. Les divisions aussi bien au sein de l’opposition que du pouvoir vont que ce scrutin se présente comme un rendez-vous de tous les dangers. On craint d’éventuels débordements. La coalition au pouvoir qui se taille la part du lion avec 248 candidats, n’est pas assurée d’une large victoire d’autant plus que la grogne interne est grande. Chemin faisant, la RHDP risque de se prendre les pieds dans le tapis.  Surtout que deux des partis de la coalition, l’UPCI et l’UDPCI, ont fait scission, en refusant le peu siège  qui leur ont été proposé lors de des investitures des candidats du RHDP. Conséquences, on leur a montré la porte de  sortie du gouvernement.

Malheureusement, cette situation qui devrait favoriser le FPI de l’ex président Laurent Gbagbo, ne semble pas possible. Le FPI aussi fait face à deux blocs, celui de Pascal Affi Nguessan qui veut participer au scrutin et celui de Aboudramane Sangaré, compagnon de lutte de Laurent et Simone Gbagbo, qui opte pour le statuquo, le boycotte.

Cette situation actuelle, participera à coup sûre à un renouvellement du paysage politique en Côte d’Ivoire avec la montée en puissance de jeunes parties et des candidats indépendants.

 

JCB