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Le Burkina obtient 12,7 milliards d’euros à Paris pour le financer son plan de développement quinquennal 2016-2020

Le Burkina Faso s’est vu promettre 12,7 milliards d’euros pour financer son plan de développement quinquennal 2016-2020 (PNDES) mercredi 7 décembre à Paris. Les partenaires techniques et financiers dont la Banque mondiale, le FMI mais aussi les institutions de l’ONU et les pays amis, se sont engagés à assister les jeunes autorités du Burkina Faso dans leur ambitieux programme de développement. Le PNDES prévoit de faire reculer la pauvreté, d’engager des travaux d’infrastructures mais aussi de grandes réformes de l’administration et de l’économie.
12,7 milliards d’euros contre 8 attendus, de quoi donner le sourire aux dirigeants burkinabè qui ont préparé pendant des mois cette conférence. La Banque mondiale à elle seule s’est engagée à verser 3,5 milliards d’euros.
Sous forme de prêts, de dons ou de garanties, les partenaires internationaux du Burkina Faso ont souhaité montrer le soutien politique à la jeune démocratie qui a élaboré un plan de développement basé sur des réformes de modernisation de l’administration et de l’économie.
Un effort déjà entrepris par le gouvernement qui a mis en place des mesures pour réduire les dépenses et augmenter les rentrées fiscales, ce qui permet au Burkina Faso de contribuer à hauteur de 64% au financement du plan. Des efforts salués par les partenaires qui, FMI en tête, éloignent du même coup les risques de surendettement du pays.
Reste à faire rentrer en scène ce jeudi 8 décembre le secteur privé, invité à jouer un rôle de premier ordre dans les 80 projets structurants du plan via entre autres des partenariats publics privés : de l’énergie à l’agriculture en passant par l’éducation, les mines, ou les nouvelles technologies.