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Le Colonel Dadja Martin Maganawé aux commandes du ministère de la défense

 

Jusque là détenu par le chef de l’Etat Faure Essozimna gnassingbé lui-même, le poste du secrétariat général du  ministère de la défense et des anciens combattants dispose désormais d’un nouveau locataire. Le Chef de l’Etat a fait confiance au colonel Dadja Martin Maganawé jusqu’alors préfet de Dankpen en lui nommant à ce poste stratégique.

Cette nomination du désormais ancien préfet de Dankpen, est intervenue la semaine dernière par un décret présidentiel. Selon les termes du décret, le nouveau locataire se chargera de l’administration du ministère de la défense et des anciens combattants, qui depuis 2007 était à la charge du Président de la République. Cette nomination, est une reconnaissance, une consécration eu égard à son parcours élogieux bardé d’expériences et d’actes d’un grand homme. Bien connu comme un homme calme, de principe mais aussi de rigueur par ses frères d’armes et ses proches collaborateurs, l’homme ne s’est jamais agité malgré les multiples accusations dont il est victime à dessein pour ternir son image. Il a réussi brillamment là où les autres ont échoué. Peut-être dirait-on, que c’est ce qui provoque la haine et la jalousie de ceux qui trouvent toujours la paille dans l’œil de cet ancien brillant élève du Collège militaire de Tchitchao.

Nommé préfet de Dankpen où il a exercé pendant quinze (15) années, l’homme de la Binah à fait preuve d’une grande maitrise de l’administration. La préfecture de dankpen majoritairement peuplé des communautés konkomba, lamba, kabyé et des peuhls sédentaires, la problématique de la cohabitation se posait au fil des années de même que le banditisme et les coupeurs de route sévissaient. Ce qui aurait poussé le chef de l’Etat à nommé cet homme de caractère capable d’utiliser la diplomatie et la sagesse dans la résolution des conflits intra-communautés au sein d’un peuple guerrier (konkomba) bien connu de l’histoire. L’autre aspect très marquant, était la question de la scolarisation de la jeune fille bien avant son arrivé n’avait pas droit à l’école et était destinée au mariage et pire le mariage forcé et précoce. Un problème que le préfet t Maganawé à réussi de la plus belle des manières à mettre fin en encourageant l’éducation des jeunes en en général et celle de la jeune fille en particulier à l’école par la prise des mesures dissuasives à l’endroit des contrevenants. Aujourd’hui, ce sont des résultats palpables qui se distinguent avec une présence accrue de la jeune fille au primaire et secondaire dont on doit saluer le courage et la détermination d’un homme qui est au service de la nation et surtout du développement en général de la localité. Cette nomination, est le fruit, l’aboutissement d’un travail bien fait, des qualités auxquelles s’attache l’homme. Un mérite, qui a permis au chef de l’Etat de lui faire confiance car il dégage une certaine capacité dans l’administration et la gestion des hommes. Ce n’est pourquoi après dix années sous sa propre direction, le chef de l’Etat a décidé de faire confiance à la personne du colonel Dadja Maganawé connaissant bien le rôle et l’importance de ce poste. Nul ne peut douter de la capacité de cet ancien préfet, connaissant bien son parcours, ses expériences, alors ce n’est qu’un retour à ses premiers amours. Une occasion pour lui désormais à collaborer avec ses frères d’armes. Maîtrisant bien les rouages de l’armée togolaise, le colonel semble l’un des hommes qu’il fallait à ce poste puisqu’il a suivi plusieurs formations en Occident.

Son départ de la préfecture laisserait les différentes communautés de Dankpen dans la soif du calme qui régnait pendant quinze années. Beaucoup sont ceux qui redoutent le réveille des vieux démons qui hantaient la préfecture avec les conflits partout avant l’arrivée du colonel. Tout porte à croire que l’homme quitte mais les stratégies de l’administration restent et serviront de bases pour le nouveau locataire qui arrivera.

Kevin