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Le Togo, seul pays de la CEDEAO sans alternance démocratique

Jusqu’au 1er décembre dernier, seuls deux pays de l’espace CEDEAO n’avaient pas encore réalisé l’alternance démocratique. Il s’agissait du Togo de Faure Gnassingbé et de la Gambie de Yahya Jammeh, les seuls qui s’étaient aussi opposé au protocole de  la CEDEAO sur la limitation de mandat il y a de cela quelques mois à Accra au Ghana.

Aujourd’hui et après le départ forcé de l’ex-homme fort de la Gambie, Yahya Jammeh, il ne reste plus que le Togo où le même parti, le même régime, la même famille, dirige le pays depuis 50 ans. Tous les quatorze autres pays de l’espace CEDEAO ont connu au moins, une fois l’alternance démocratique à la tête de leurs pays. Le Ghana a connu cinq présidents depuis le départ de John Jerry Rawlings. Le Sénégal deux, la Côte d’Ivoire trois, le Bénin trois, le Niger et le Nigéria plusieurs, la Guinée un, la Gambie un, le Libéria un, le Burkina un, le Mali trois, cette liste n’est pas exhaustive.

Le cas du Togo reste un peu particulier à cause de la succession du père au fils  que le pays a connu depuis 2005, suit au décès du Général Gnassingbé Eyadéma qui a régné pendant 38 ans au Togo. Certes, certains peuvent parler d’alternance dans la mesure où, il y a eu changement de personne à la tête du pays, élu démocratiquement  et réélu par deux fois à la tête du pays. Mais, l’alternance dans la plupart des temps n’est pas vue de cette manière aussi bien par la population mais aussi par les institutions internationales. Elle suppose, le changement de régime ou de parti à la tête du pays. Impliquant le changement de gouvernance.

Or, au Togo, jusqu’à présent, c’est le seul parti qui continue de gouverner le pays malgré le fait qu’en 2012, le RPT a connu une mutation pour donner naissance au parti UNIR avec les mêmes hommes, la même vision et donc la même méthode de gouvernance. Pire, c’est le même clan ou encore la même famille qui est toujours à la manette. Ce qui plombe malheureusement, les efforts que font les dirigeants actuels pour le développement du pays.

Bien qu’il n’y ait pas encore de limitation de mandat au Togo, espérons qu’à la fin du troisième mandat de l’actuel président togolais en 20120, le Togo aussi connaisse l’alternance démocratique, la vraie, pour qu’enfin il y ait un ancien président au Togo comme dans d’autres pays de la sous-région, ancien président à qui, l’on ferra recours sur certains sujets d’intérêt général.

 

JCB