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Les facteurs qui les influencent nos rêves.

Nos rêves sont censés aider à traiter nos pensées et nos ressentis de la journée passée. Ce rôle de « régulation émotionnelle » peut cependant être entravé par l’environnement, notre état d’esprit et nos habitudes de vie. Bruit, odeur, position, humeur… revue des éléments qui peuvent déranger cette « analyse », pourtant indispensable pour le cerveau.

Pour Lauri Loewenberg, analyste des rêves certifiée et membre de l’International Association for the Study of Dreams, les facteurs qui perturbent nos rêves « peuvent gêner le message que notre esprit rêveur est en train de nous donner ». Un message pourtant indispensable pour trier les informations et les émotions emmagasinées pendant la journée. Interrogée sur le sujet par le Huff Post américain, elle explique que le corps en phase de sommeil essaie par tous les moyens de rester endormi le plus longtemps possible. Pourtant, certains éléments (par exemple un bruit) vont interférer avec notre rêve sans pour autant nous réveiller. Explications.

L’environnement extérieur interfère avec le contenu d’un rêve

Si vous entendez le coq chanter ou que vos voisins se décident à écouter la radio à plein régime de bon matin, il est probable que dans votre rêve, vous entendiez aussi quelque chose. Le meilleur moyen, évidemment, de garder son rêve vierge de toute interférence est de dormir dans un silence total. Les odeurs déterminent également le contenu du rêve. Lauri Loewenberg cite une étude de 2008 où des cobayes étaient confrontés, pendant leur sommeil, à une odeur agréable (rose) ou dégoûtante (œufs pourris). Au réveil, sans surprise, le contenu des rêves était connoté positivement ou négativement. La lumière entre elle aussi en jeu : perturbant le sommeil, elle dérange 24% des Français, qui sont confrontés à un éclairage extérieur depuis leur chambre.

Nous influençons nous-mêmes nos rêves

Mais les éléments extérieurs ne sont pas les seuls à s’inviter dans notre subconscient. Notre humeur au coucher influence aussi le contenu de nos rêves. Difficile pourtant d’avoir un état d’esprit totalement neutre au coucher. Pour optimiser la régulation émotionnelle qui s’opère pendant le sommeil, en particulier pendant la phase paradoxale, une pratique relaxante peut aider : méditation, yoga… La position adoptée interfère également avec l’objet du rêve. Lauri Loewenberg rappelle que dormir sur le ventre augmente les chances de faire un rêve érotique. En contact avec le lit, les parties génitales se retrouvent stimulées, et l’inconfort respiratoire de la position rappelle l’acte sexuel. La tenue peut aussi entraver le sommeil : un pyjama inconfortable pourrait, de la même manière, aboutir à un rêve dans lequel apparaît une sensation de gêne.

Le mode de vie, un autre facteur déterminant

Un dîner trop riche peut mener à une nuit de sommeil agitée : pas de doute, alimentation et rêves sont liés. Des légendes urbaines prêtent même à certains fromages la faculté de faire faire des rêves étranges à qui en abuse avant d’aller se coucher. De manière plus rationnelle, un repas sain et léger favorise une nuit plus calme, et certains aliments – notamment les plantes – aident à bien s’endormir. Autre facteur déterminant pour les rêves : la consommation de médicaments. Certains actifs peuvent engendrer des rêves bizarres. Nicorette, notamment, favoriserait un sommeil agité, détaille Lauri Loewenberg.