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Les OSC  jouent leur partition dans la promotion de la citoyenneté, « Do no Harm » officiellement lancé

La montée en puissance de l’incivisme au Togo depuis l’avènement du processus démocratique dans les années 90 sous diverses formes, ne laisse pas indifférents les organisations de la société civile togolaise. Pour apporter  leur contribution dans la lutte contre ce fléau, plusieurs organisations de la société civile se sont regroupées autour du Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD) pour porter ensemble, le projet « DO NO HARM » dont le lancement officiel a eu lieu samedi, 03 mars 2018 à Lomé.

Le Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD) et plusieurs organisations de la société civile togolaise ont officiellement porté sur les fonds baptismaux le projet « Do no Harm » c’est-à-dire « Ne pas nuire ». Ce projet est initié principalement par le CJD et l’Union des ONG du Togo (UONGTO) en collaboration avec l’Université de Lomé. Il s’agit d’un mouvement citoyen dont l’objectif est la promotion du vivre ensemble et des valeurs civiques au Togo.  Selon les porteurs de cette initiative citoyenne, ils comptent travailler  pour le vote d’une loi  réglementant  l’usage des réseaux sociaux au Togo. Car pour eux les réseaux sociaux sont abusivement utilisés et sont source de l’incivisme et des comportements inciviques au Togo.

Il s’agit essentiellement de parvenir au vivre ensemble et à l’enracinement d’une paix durable au Togo grâce à « DO NO HARM » qui va contribuer au changement de comportement  et à la lutte contre la violence sous toutes ses formes. Car, selon le CJD et ses OSC  partenaires, l’incivisme connait une progression fulgurante au Togo et se caractérise par des violences, des actes de vandalisme, le respect des institutions de l’Etat, l’indifférence des citoyens vis-à-vis de la chose publique, l’intolérance et l’agressivité, le non-respect des règles établies, de l’autorité publique et parentale et la perte des valeurs culturelles et patriotiques.

Selon  Komlan Batawila, le président de l’UONGTO, la participation de son organisation dans la mise en œuvre de projet se  justifie  par la crise de citoyenne que connaît le Togo depuis les années 1990 avec la montée en puissance de l’incivisme au fur des années.

Pour le coordonnateur du CJD, Orphé Adom, il convie les partis politiques, les OSC et surtout les universitaires à s’approprier ce projet afin de favoriser  non seulement sa mise en œuvre mais surtout sa réussite dans l’intérêt général  des togolais.  « Nous espérons que les universitaires, les partis politiques et les organisations de la société civile vont s’approprier les principes de ce nouveau projet qui épouse les fondements du projet « Agir pour bâtir la cité (ABC) » lancé par le CJD en 2017 », a souhaité

De son côté, la 2e vice-présidente de l’Université de Lomé Kafui Kpega,  a au cours du lancement de ce projet, réitéré la volonté et la disponibilité de son institution qui est le temple du savoir, à  apporter sa contribution pour la formation d’un nouveau type de togolais à travers le projet « DO NO HARM ».

Plusieurs organisations de la société civile seront associées dans la mise en œuvre de « Do no harm ». il s’agit des ONGs, des Associations, des mouvements d’élèves et d’étudiants,  des médias, des organisations religieuses, des organisations féminines, des organisations à base communautaire et des chefs traditionnels.