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Les vraies raisons de la débâcle des Eperviers au Gabon

Bien que la qualification des Eperviers du Togo pour Gabon 2017 ne fût pas son objectif premier, Claude Leroy, arrivé à deux journées avant la fin des éliminatoires, a néanmoins pu qualifier le Togo pour cette CAN 2017. Malheureuse, Leroy qui partait pour être un grand atout pour les Eperviers tout comme certains joueurs, sont devenus un sérieux handicape pour l’équipe avec des errements technico-tactiques du coach et les bourdes et manque d’engagement des joueurs.

Miraculeusement qualifié pour cette grande messe  continentale de football (CAN 2017) en temps que meilleur deuxième, c’est en toute logique que le Togo fut classé dans le chapeau 4 aux côtés du Zimbabwe, de la Guinée-Bissau  et de l’Ouganda, considérés comme petits poucets de cette CAN. Logé dans l’un des groupes les plus relevés, les togolais étaient malgré tout confiants, parce qu’ils pensaient avoir dans leur équipe nationale d’atouts non négligeables: un effectif hyper-expérimenté. Avec Agassa, Romao, Ayité, la star Emmanuel Adébayor pour ne citer que ceux-là et sans oublié l’entraineur qui est l’un des plus vieux sur le continent africain et ayant le plus grand nombre de participation à la phase finale de CAN. Beaucoup sont donc ceux qui croyaient que le Togo allait faire mieux qu’une simple figuration. Malheureusement, le parcours du Togo a pris fin ce mardi 24 janvier à 21h, après leur troisième et dernier match de poule soldé par une lourde défaite 1-3, avec au compteur 1 points, 2 buts marqués et 6 buts encaissés.

Au regard de cette piètre prestation, on est en droit de se demander qu’est ce qui n’a pas marché ? Quelques années plutôt, on aurait cherché les raisons de cet échec dans la mauvaise préparation de l’équipe.  Malhonnête, celui qui oserait attribuer cet échec à la préparation, quand on sait que la préparation à cette CAN a été l’une des préparations les plus réussies de l’histoire du Togo: le calendrier  des matches amicaux et le regroupement ont été respectés presqu’à la lettre; les primes des joueurs réglés à temps.  Allons donc chercher cette cause ailleurs.  Jetons un coup d’œil du côté de notre soit disant ‘’sorcier blanc’’ : est-il encore à la hauteur de cette compétition quand on sait que sa seule CAN remportée est vielle de 29 ans, une CAN qui se jouait à l’époque seulement 8 équipes ?  Même si son équipe a pu obtenir un match nul de 0-0 face à la Côte d’Ivoire championne en titre, il faut reconnaitre que la composition de son équipe, pour le moins que l’on puisse dire est surprenante. Surprenante dans le sens où l’équipe ne comportait que 2 défenseurs de métiers. Dans cette configuration, des attaquants à l’instar de Serge Gakpé sont devenus des défenseurs comme s’il ne disposait pas de défenseur dans son effectif. Le plus étonnant, c’est un dispositif qu’il n’a pas expérimenté pendant ces matches de préparations pour déceler les forces et faiblesses de ce système. Alléluia! Il a réussi à obtenir le match nul avec cette composition contre la Côte d’Ivoire. On  ne change pas l’équipe qui gagne dit-on non ? Cette même équipe sera reconduite à leur deuxième sortie et finira par prend 3 buts pour ne marqué qu’un. Voyant que l’équipe adverse avait bien contrecarré sa tactique mise en place, on a comme l’impression que notre ‘’sorcier blanc’ était incapable de changer son dispositif pour permettre à son équipe de réagir. Impuissance ou faiblesse ?

Au lendemain du match Togo-Maroc, la maison du portier togolais Agssa Kossi a été la cible des actes de vandalise perpétrés par un groupe de jeune. (Un acte que nous déplorons bien évidemment). Mais la question que l’on se pose c’est pourquoi s’en est-on prit au portier ? Si la prestation de toute l’équipe était en dessous de la moyenne, celle du portier était tout simplement ridicule. Les 3 buts encaissés au cours de ce match auraient pu être empêché par un gardien au mieux de sa forme. A l’exception de quelques joueurs qui ont pu sortir la tête de l’eau, c’est toute l’équipe qui à jouer sans réelle ambition et motivation. Alors on se pose la question de savoir s’ils ne pouvaient pas faire mieux que ce qu’ils nous ont servi ?

Pourtant, l’Etat togolais a mobilisé un budget de 5 milliards de nos francs sur le dos du pauvre contribuable pour la préparation et la participation de l’équipe à cette CAN. On a envie de se demander à quel fin si nos Eperviers et le staff ne peuvent pas se donner à fond pour au moins donner du plaisir au togolais que rien ne semble plus émouvoir à part le foot.

 

 K M