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Marcellin AMANA , président de 2A. DEP.PF« Nous appelons tous les togolais à la retenue, au dialogue et à la culture de la paix. »

La situation sociopolitique que traverse le Togo depuis le 19 Août dernier ne laisse personne indifférent, plusieurs  voix s’élèvent de part le monde, l’Association d’Appui à la Diffusion et à l’Enseignement du Projet du Président Faure ( 2A. DEP.PF) n’est pas du reste surtout qu’elle est interpellée à plusieurs égards. En effet, dans un entretien exclusif que son Président national, Marcellin AMANA a eu avec la rédaction de Togoenmarche.com, il déplore le caractère violent des manifestations et appelle les togolais à la retenue, à la culture de la paix et surtout à soutenir le processus de développement entrepris par le chef de l’État togolais Faure Essozimna Gnassingbé. Lisez plutôt  

Togoenmarche.com : Bonjour monsieur Marcellin  AMANA, vous êtes le président de l’Association 2A. DEP.PF, Présentez-nous brièvement votre organisation?

Marcellin  AMANA : Nous sommes 2A. DEP.PF, une association qui diffuse et appuie les actions du Président Faure Essozimna Gnassingbé. Quand nous parlons d’appuyer les actions du chef de l’Etat, nous ne parlons pas d’un appui financier. Il s’agit d’aller dans les villages,  hameaux et coins reculés où les informations arrivent difficilement,  pour les mobiliser et les expliquer les actions que mène le Président Faure pour le bienêtre de la population togolaise. Car nous avons compris que le président a besoins des gens qui puissent relayer ses actions auprès de la population à la base, prendre les doléances de ces populations et les porter à la connaissance du chef de l’Etat  et c’est ce que fait  l’2A. DEP.PF depuis maintenant plus d’une décennie.

TgeM : Vous diffusez et partagez le projet social du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé du Togo. Alors, que vous inspirent les récents évènements qui se déroulent au Togo depuis le 19 Août dernier suite à la manifestation du PNP ?

Marcellin  AMANA : Nous sommes vraiment déçus de l’attitude de certaines personnes qui pensent que c’est avec violence qu’on peut résoudre nos problèmes. Nous déplorons sincèrement qu’il faut que des togolais meurt ou soient mortellement blaisés parce que nous voulons résoudre un problème. On aurait pu faire économie de ces morts en suivant la politique du chef de l’Etat qui, depuis son arrivée au pouvoir prône la réconciliation et le dialogue entre les togolais.

Nous appelons tous les togolais à la retenue, au dialogue  et à la culture de la paix.

TgeM :  Vous parlez de dialogue, mais plusieurs dialogues ont eu lieu mais les recommandations peines à être mises en œuvre et c’est le cas de l’APG signé il y a 11 ans et dont l’opposition réclame aujourd’hui la mise en œuvre ?

Marcellin  AMANA : Vous savez, les recommandations de l’Accord Politique Global (APG) sont entrain d’être mises en œuvre par le chef de l’État avec la recomposition de la Haac, de la Cours Constitutionnelle, de la CENI, la Cours des Comptes… C’est vrai que les choses vont lentement mais il faut du temps pour tout parfaire. Rome n’est pas construit en un seul jour et on ne peut pas  tout faire d’un coup. Malheureusement,  les gens veulent que tout soit fait toute suite en maintenant avec violence alors que le chef de l’État veut faire les choses dans la paix, le dialogue et surtout d’une manière consensuelle. Vous devez savoir que ce n’est pas seulement au Togo que la mise en œuvre des accords traine, des pays aussi ont signé des accords  qui trainent. Exemple de la RDC,  plusieurs accords ont été signés mais ne sont pas encore mis en œuvre. Donc il faut éviter la violence et toujours  opter pour la voie du dialogue car dans le dialogue tout est possible.

Il faut voir le Togo d’aujourd’hui par rapport au Togo d’hier ? Le Togo avec le Président Faure a beaucoup changé  et c’est pour cela que nous demandons que les gens oublient qu’il est Gnassingbé et voient ce qu’il est entrain de faire pour ce pays.   Rien qu’à voir  la ville de Lomé, l’aéroport, le port, les routes, les immeubles et les conférences internationales que le Togo accueille, on comprend que  les choses changent au Togo. Oublions qu’il est Gnassingbé et jugeons le  par ses actions et non par son patronyme. Vous savez, c’est  cette dynamique que le Président Faure est entrain d’impulser au Togo que certains occidentaux envient et tentent de nous détruire. Il faut qu’entre nous africains et togolais on puisse nous entendre dans la paix et le dialogue pour faire avancer notre pays et c’est ce que le chef de l’Etat veut en mettant en place le HCRRUN, la Commission sur le réformes pour avoir les avis de tous les togolais sur les questions qui concernent le Togo. Et c’est la meilleure façon pour avoir une nouvelle constitution qui tienne compte des aspirations de tous les togolais.

TgeM : Monsieur le président, depuis ces manifestations, on sent une certaine agitation au sein du parti au pouvoir. Qui a manifesté dans les rues de Lomé et finalement décidé d’adopter un avant-projet de révision constitutionnelle. Est-ce que le PNP fait peur à votre parti UNIR? Sinon, pourquoi une telle agitation ?

Marcellin  AMANA : Peur, de quoi ? Du PNP ? Non, nous avons manifesté pour montrer à ceux qui pensent qu’ils sont majoritaire et à la communauté internationale que nous sommes majoritaires et vous-même, vous avez vu la démonstration. Ensuite nous avons marché pour dénoncer la violence et appeler nos frères de l’opposition  à la paix, au respect des institutions et au dialogue comme le souhaite le chef de l’État Faure Gnassingbé. Sinon, le PNP ne peut pas faire peur au parti UNIR, qui reste le plus grand parti politique au Togo. Même nous 2A. DEP.PF, nous maitrisons beaucoup de choses que le PNP qui n’est qu’un groupuscule d’extrémistes qui veulent saboter le processus démocratique en marche au Togo. La seule chose que nous regrettons, c’est la violence qui accompagne les manifestations. Le Togo a besoin de paix et de dialogue.

Pour ce qui est de l’avant-projet de loi de révision constitutionnelle, ceci rentre dans le cadre de l’agenda du gouvernement et la mise en œuvre de l’APG ainsi que des consultations de la population et comme le Président de la République est à l’écoute du peuple et déterminé à faire les réformes consensuelles, il a décidé d’adopter cet avant-projet de loi qui sera soumis à l’Assemblée Nationale qui en avisera en toute indépendance .

TgeM :  Le gouvernement avait déjà introduit un projet de loi de réforme constitutionnelle qui avait été rejeté par le parti UNIR qui est majoritaire à l’Assemblée Nationale est ce que cette fois ci  sera la bonne ?

Marcellin  AMANA : Le chef de l’État fait confiance à l’Assemblée Nationale qui représente le peuple. Ils décideront de ce qui est bon pour le peuple togolais. Vous parlez de parti majoritaire, c’est dire qu’ils représentent la majorité des togolais alors ils vont décider de ce qui est bon pour la majorité des togolais au lieu de faire la volonté de la minorité.

TgeM :  Monsieur le président, comprenez-vous, que deux million de togolais dont la contribution à l’économique du pays dépasse l’aide des partenaires en développement, sont privés du droit de vote?

Marcellin AMANA : Nous, nous avons eu à poser ce problème du vote de la diaspora au chef de l’État et il a à cœur cette question depuis. D’ailleurs vous savez que plusieurs avantages sont aujourd’hui accordés aux frères de la diaspora avec la facilité d’investir au pays, la suppression du visa pour les togolais de la diaspora détenteurs d’une double nationalité, … mais comme vous le savez, pour le vote de la diaspora, c’est un processus et cela à un coût. Je demande à nos amis de l’opposition de patienter car le chef de l’État pense à cette question qui lui tient beaucoup à cœur.

TgeM :  Sans langue de bois, est-ce que le chef de l’État Faure Gnassingbé, craindrait le vote des togolais de la diaspora ? Sinon, pourquoi  le Togo rechigne le vote de la diaspora ?

Marcellin  AMANA : Pas du tout. Vous savez pourquoi ? Parce qu’une grande partie de la diaspora soutien le chef de l’État. Vous n’êtes pas sans savoir que nous même sommes de la diaspora, j’ai fait 15 ans à l’étranger avant de revenir donc je connais bien ce que c’est que la diaspora togolaise.  Cela peut  prendre le temps que ça prendra, mais le chef de l’État est résolument engagé  à ce que tous les togolais puissent participer au choix de leurs dirigeants et il n’y a pas de raison que les togolais de la diaspora soient excluent. Au contraire,  le chef de l’Etat est entrain de créer les meilleures conditions pour que partout où les togolais sont, ils soient dans de bonnes conditions.

TgeM :  Le chef de l’État Faure Gnassingbé a fait de son troisième mandat, un mandat social. Deux ans après, vous qui diffusez et  appuyez le projet du chef de l’État, dites-nous comment vous analysez  ce volet social, car on a l’impression que la misère va grandissante au Togo ?

Marcellin  AMANA : La mise en œuvre du  projet social du chef de l’État va bon train pour le bienêtre de la population surtout à la base. Le lancement du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), la suppression de la TVA sur les produits de première nécessité comme le riz, le sucre, les huiles alimentaires, la mise en œuvre du programme de contractualisation dans les hôpitaux publics pour une meilleure qualité de soin des populations, l’assurance maladie pour tous, la lutte contre les inondations … Au niveau de l’éducation, la construction des écoles, l’assurance maladie pour 2 millions d’élèves à cette rentrée, les cantines scolaires pour les élèves, … ce sont autant de programmes qui témoignent de l’effectivité de la mise en œuvre du mandat social du chef de l’État.

TgeM :  Mais monsieur le Présent la misère semble de plus en plus grandissante au Togo quand on regarde le panier de la ménagère?

Marcellin  AMANA : Ce sont ceux qui ne veulent pas dire la vérité qui pensent que rien n’est fait. Même en France, aux États-Unis, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, partout il y a la misère. C’est vrai que tout n’est pas et ne peut pas être rose tout suite mais  le projet de développement du chef de l’État continue et je suis certain que d’ici 2030, tous les togolais diront que Faure Essozimna Gnassingbé était un bon choix pour le Togo.

Interview réalisée par Jean-Claude BAKALI