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 RCA : Etat d’alerte à Bangui

Depuis quelques mois, la situation est délétère et le risque d’une reprise des hostilités reste imminent. Selon des informations de sources très sures,  une faction de l’ex-Séléka a réuni des centaines d’hommes et des pick-up lourdement armés de mitrailleuses dans la localité de Kaga-Bandoro, à 330 km au nord de la capitale. Cette mobilisation des troupes vise à lancer une attaque sur la capitale Bangui.

Pour stopper l’avancée des rebelles,  les autorités de Bangui, responsables de la sécurité du pays aux côtés des Forces armées centrafricaines (FACA), la Minusca ont envoyé des forces spéciales à Sibut, localité considéré comme dernier verrou à 180 km au nord de la capitale Bangui. De son côté la France, a effectué des missions de reconnaissance aérienne et pris contact avec les chefs rebelles afin de tenter de les dissuader d’attaquer Bangui.

Cette menace vient du Front populaire pour la reconnaissance de la Centrafrique (FPRC), de Noureddine Adam et Abdoulaye Hissène.  C’est une faction de l’ex-Séléka, la rébellion musulmane qui avait pris le pouvoir à Bangui en 2013 avant d’être chassée par l’opération militaire française « Sangaris ». Le FPRC lui-même divisé, a appelé les factions rivales du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) à discuter d’une offensive contre le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra, élu en 2016.

Officiellement, la cause de cette mobilisation des rebelles est l’opération lancée le 10 avril par la Minusca contre des chefs de gangs du quartier PK5, épicentre des affrontements de 2013 et qui reste la seule enclave musulmane dans la capitale Bangui. Les rebelles soutiennent donc leur moment par le fait qu’ils viennent soutenir leurs frères de PK5.