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TOGO: Deux trafiquants d’ivoires interpellés à Lomé

Les agents d’Interpol et du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et la Protection de la Nature (MEDDPN) en collaboration avec EAGLE-Togo, ont interpellé jeudi, 07 mars 2019 à Lomé, le nommé ALASSANI Razak, conducteur de véhicule long, en possession d’une pointe d’ivoire brute de 9 kilogrammes.

Une suite d’enquête préliminaire menée conjointement par les trois structures structure susvisées, a permis d’interpeller le vendredi 08 mars à Lomé Léo 2000, un deuxième nommé OURO-BOUTCHOU Idrissou, comme étant complice fournisseur de ladite pointe d’ivoire ; tous deux de nationalité togolaise.

En effet le présumé trafiquant, ALASSANI Razak, a été pris par les éléments de l’Interpol- DCPJ en pleine négociation de vente d’une pointe d’ivoire qu’il tentait de dissimuler. Une perquisition à son domicile sis à Agoè Zongo, un quartier périphérique de Lomé a permis de saisir dans sa chambre, une pointe d’ivoire d’un poids de 9kg.

Dans ses déclarations préliminaires, le présumé trafiquant ALASSANI Razak a reconnu être en détention de cette pointe d’ivoire et qu’il s’apprêtait à vendre. Cependant, c’est à travers un travail d’enquête bien monté que l’Interpol en collaboration avec EGALE-Togo est parvenu à interpeller le présumé complice Idrissou qui serait le fournisseur de Razak.

Malheureusement des défenses d’ivoire d’éléphant transitent par le Togo où ils sont transformés rapidement en bijoux, et être exportés rapidement et en grande quantité vers l’Asie. Ainsi, les sieurs ALASSANI Razack et OURO-BOUTCHOU Idrissou ont été déféré le 13 mars 2019, à la prison civile de Lomé.

L’article 796 du code pénal du Togo stipule : « Quiconque fait circuler, vend, importe, exporte ou fait transiter le animaux sauvages, vivants, des trophées sans autorisation est puni d’une peine d’emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de cent mille à cinq cent mille francs CFA ou de l’une de ces deux peines »

Le commerce illégal des espèces sauvages menace la survie de nombreuses espèces dans la nature. Au cours des trois dernières années, environ un cinquième de la population totale d’éléphants d’Afrique a été tuée pour l’ivoire, selon l’UICN. L’escalade du trafic d’espèces sauvages au cours des dernières années constitue une menace pressante pour la conservation et la sécurité dans le monde.

Le trafic d’espèces sauvages génère d’énormes profits illégaux pour des organisations criminelles complexes qui sont souvent responsables de l’abattage, du transport et de la commercialisation de produits illégaux issus des espèces sauvages. Le trafic d’espèces sauvages corrompt les gouvernements, porte atteinte à l’État de droit, et contribue au financement du crime organisé et des groupes d’insurgés. (EAGLE-Togo)