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Togo, les raisons du départ sur la pointe des pieds de Henry Gapéri

Annoncé sur le départ depuis quelques mois, le commissaire général de l’Office Togolais des Recettes (Otr) vient d’être débarqué de la tête de cette institution qui loin de permettre au Togo d’augmenter les recettes de son trésor public, a plutôt contribué à renvoyer les opérateurs économiques du pays. Plusieurs pistes justifieraient ce changement à la tête

L’information a été rendue publique avec la nomination samedi d’un commissaire général par intérim de cette institution en la personne de Kodzo Adédjé, jusque là commissaire général des douanes en remplacement du rwando-canadien  Henry Gapéry. Il y a donc environ un peu plus de deux que cet homme est arrivé à la tête de l’Otr pour aider à mieux booster le trésor public. Ceci suite à un supposé appel à candidature qui n’a jamais l’unanimité au sein des togolais car plusieurs personnes estimaient qu’il était absurde de recruter  à prix d’or un étranger pendant que les togolais tirent le diable par la queue.

Faibles performances de l’Otr

Durant les trois ans qu’a duré son contrat, l’Otr n’a jamais atteint ses objectifs en termes de mobilisation de recettes conformément au cahier de charge à lui assigné par le gouvernement malgré les tracasseries auxquelles les opérateurs économiques mêmes les petits vendeurs du bord des rues sont soumis. Ceci a eu pour conséquence  le déguerpissement  des opérateurs économiques à du Togo au profit des pays voisins. La preuve la plus tangible est le port de Lomé qui tourne au ralenti ces dernières années.

Tracasserie des opérateurs économiques

Sous Henry Gapéri et l’Otr, le Togo a perdu sa place de choix dans la sous-région en terme de transite des marchandises. Les opérateurs économiques qui quittaient le Nigéria et traversaient le Bénin pour venir au Togo préférèrent rester au port de Cotonou pour éviter les tracasseries auxquelles ils sont soumis au Togo. Ceux qui étaient installés au Togo ont évacué pour soit Accra ou soit Cotonou où il y a plus d’allègement fiscal. D’ailleurs, c’est sous Gapéri que la mise en oeuvre de la directive de l’UEMOA est rentrée en vigueur. C’est qui a exaspéré la situation déjà difficile des opérateurs économiques, obligeant le gouvernement à revoir ce taux à la baisse en passant de 18% à 10% selon la loi de finance 2017 ainsi que la réduction de taxes sur société d’1% pour les grandes entreprises et qui passe de 29 à 28%.

Salaire exorbitant

Le natif de Kigali, coûte excessivement à l’Etat togolais. Ce qui contracte avec les performances de son institution. En effet, le 1/3 des recettes mobilisées par l’Otr, est consommé par les agents de l’Otr avec en tête Henry Gapéri dont le salaire tournerait autour de 20 à 25 million par mois. Pour le compte seulement de l’année 2016,  la somme de 204 million ce qui correspond au (logement, électricité, eau, indemnité de dépaysement, etc…) sans son salaire. Pour avoir une telle somme, un salarié qui est payé au smig doit faire au moins 485 ans de service.

Les allégations de détournement de fonds

Des allégations font état de ce que l’homme aurait détourné une bagatelle somme d’environ 23 milliards de francs CFA. Si cette raison reste peu plausible faute de preuve, il n’est pas moins que l’homme n’est pas au pays avant la décision de son limogeage. Ce qui tente de légitimer cette allégation car les tenants de celle-ci, pensent que l’homme a pris la clé des champs juste après un entrevu avec le chef de l’Etat et l’ancien ministre d’Etat Ayassor. Rencontre au cours de laquelle, il aurait été décidé de diligenter un audit de l’institution(Otr) qu’il régente depuis trois ans.

 

JCB