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TOGO: Les Sentinelles du peuple : « Halte à toute ingérence dangereuse de prélats catholiques dans la vie politique du Togo ! »

Les sentinelles du peuple s’inquiètent de la proportion dangereuse que prend immixtion de certains prélats de l’Eglise catholique dans la politique Togolaise. Elles trouvent déplacée et partiale la déclaration du dernier forum des Forces vives dirigé par le Père Chanel Affognon qui appelle indirectement le Peuple Togolais à se révolter.

« Comment peut-on comprendre que des responsables d’Église, la Maison de Dieu, qui devraient être là pour tout le monde, font de l’exclusion en prenant des positions susceptibles de déstabiliser le pays et mettre en péril la quiétude et à la paix, des valeurs auxquelles les Togolais attachent beaucoup de prix ?  » Regrettent amèrement les Sentinelles du Peuples. Cela fait près de 30 ans que l’église catholique s’ingère dans la politique togolaise, et ses entrées tonitruantes ont toujours sapé les efforts du Pouvoir qui a toujours fait montre d’une certaine ouverture en ce qui concerne l’enracinement de la démocratie dans ce pays.  » Si la Conférence nationale n’a pas pu réussir comme souhaitée, cela est dû également à la fameuse phrase de Monseigneur Kpodzro qui citait Mirabeau  » Nous sommes ici par la volonté du peuple, nous n’en sortirons que par la force des baillonettes ». Une phrase révolutionnaire qu’affectionne un Leader religieux dont la grande responsabilité devrait consister à rassembler tous les Togolais du Nord au Sud , et de l’Est à l’Ouest. Cette phrase qui montrait alors clairement la position de l’Eglise dans ces soubresauts politiques du début des années 90 a braqué le Régime Eyadema, et a cristallisé l’atmosphère politique qui se détendait à quelques heures de l’ouverture de la Conférence nationale. La suite, tout le monde la connaît. Des années plus tard, ceux qui prétendent défendre la morale et le bien dans la Maison n’ont pas su tirer leçon du passé. Ils reprennent les mêmes erreurs qui souvent obligent le Régime à être moins attentif à ce qui se dit dans leurs réunions publiques. Pour les Sentinelles du Peuple, en ces déclarations, se lit « un parti pris très affiché », qui ne concilie en rien les positions des protagonistes.

« Comment peut-on vouloir amener à une résolution pacifique de la crise, si dès les premières phrases de la Déclaration rendue publique, on accuse ceux qui dirigent en les traitant de gens qui se remplissent leurs comptes bancaires de façon illicite ? Comment peut-on espérer un changement qui va dans l’intérêt de tous les Togolais, sans considération partisane si on pont des déclarations révolutionnaires ?  » s’interrogent les Sentinelles. Les Sentinelles du peuple estiment que les interventions souvent, non mesurées et moins diplomatiques de certains leaders de l’église catholique dans des crises socio-politiques de par le monde n’ont fait qu’empirer des situations. Elles invitent les premiers responsables de l’Eglise catholique au Togo à prendre les dispositions qui s’imposent pour dissuader leurs « collaborateurs zélés » à faire preuve de « sagesse et de responsabilité » à fin d’éviter d’envenimer la crise en prétendant maladroitement la résoudre.

Les Sentinelles du peuple rassurent les populations togolaises de leur engagement à œuvrer ensemble à leurs côtés pour sensibiliser à la paix et la non-violence, et s’opposer à tous projets de déstabilisation du pays. Elles disent compter sur les Facilitateurs de la CEDEAO pour convaincre davantage les protagonistes à une résolution pacifique de la crise et à l’organisation de scrutins sans violences.