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TOGO : SOS journaliste en danger, le chef de file de l’opposition porte plainte contre un journaliste

Le  métier du journalisme n’a pas droit de cité chez le chef de l’opposition togolaise. L’homme, Jean-Pierre Fabre, président national de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) puisque c’est de lui qu’il s’agit, vient de commettre la pire des erreurs qu’un homme politique surtout de l’opposition ne devrait commettre, en portant plainte contre un journaliste et une radio.

En effet, après avoir livré, lui et son parti l’ANC, plusieurs journalistes aussi bien de la presse privée que publique à la vindicte publique lors  de plusieurs de leurs manifestations politiques, le chef de file de l’opposition a décidé de franchir le rubicond en portant plainte contre un journaliste. Celui-là qu’il a déjà plusieurs fois livré à la vindicte populaire.  Le chef de file de l’opposition qui entretient déjà de mauvaises relations avec la presse en général et nationale en particulier, alors que dans tous les pays au monde, les leaders de l’opposition ont toujours eu de très ou du moins de bonnes relations avec la presse. Car, comme on le dit souvent, aucun homme politique ne peut se faire soi-même sans qu’il n’ait été accompagné par la presse.

Malheureusement, le leader de l’opposition togolaise, contrairement aux autres démocrates du monde,  demande que la justice arrête les journalistes en violation flagrante de la dépénalisation de la presse au Togo, consacrée depuis 2004 par le régime qu’il qualifie chaque jour comme dictatorial, à travers le code de la presse. Il montre de ce fait, non seulement ses limites dans la maîtrise des textes en vigueur dans le pays qu’il prétend gouverner un jour mais aussi et surtout, sa vraie image de dictateur et autocrate car si en étant simple chef  de l’opposition, il peut déjà se comporter ainsi en vers les journalistes qui osent critiquer certaines de ces comportements qui sont contraire à ceux d’un chef de file de l’opposition sérieux, qu’en sera-t-il si un jour il venait à devenir président du Togo ?

Pendant que tous les démocrates et hommes politiques se battent aujourd’hui pour qu’on dépénalise le délit de presse dans le monde, on ne serait comprendre qu’un parti politique, de surcroit de l’opposition, puisse constituer une menace pour la libéré de presse au Togo. Il convient en effet de rappeler qu’il n’y a pas longtemps, les activistes de l’opposition notamment du parti du chef de file de l’opposition Jean-Pierre Fabre avaient  menacé de mort les journalistes qui sont critiques en vers leur leader. Le  chair-man de l’ANC à la plage de Lomé a aussi livré Firmin Teko-Agbo à la vindicte populaire lors d’un meeting sans qu’un responsable de ce parti ne condamne ce dérapage public.

Il faut rappeler que le mépris du chef de file de l’opposition togolaise en vers la presse et les journalistes, ne date  d’aujourd’hui. On se souvient encore  que lors d’une interview qu’il a accordée à son domicile, il a dit au journaliste qui lui tirait du cheveu dans le nez avec des questions choques, qu’il l’aurait brutalisé si ce n’est pas qu’il est un homme politique «  si je n’étais pas un politicien, j’allais vous brutaliser », a-t-il menacé le journaliste. Ceci prouve non seulement son mépris pour les journalistes mais aussi son degré de violence à leur égard.

Le chef de file de l’opposition togolaise doit aller à l’école d’un ancien et célèbre président américain Thomas Jefferson qui déclarait un jour « Si je devais choisir entre un  gouvernement sans journaux ou des journaux sans gouvernement, je retiendrais sans hésiter la seconde solution ». Ceci pour dire combien les grands hommes politique reconnaissent la place et le rôle important des journalistes dans un pays et qu’ils œuvrent à les protéger et à assurer la libéré de l’exercice de leur fonction. La deuxième chose, c’est que Monsieur Jean-Pierre Fabre confirme par cette plainte contre le journaliste qu’il ne dispose pas d’une bonne équipe de conseiller en communication. Sinon, cette idée totalement nuisible à son image ne lui aurait pas passée par la tête.